Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Mes premiers mots seront pour remercier les Gersoises et les Gersois qui m’ont apporté en nombre leurs suffrages et placé largement en tête des candidats dans la 1ère
circonscription.
J’y vois le témoignage d’une reconnaissance pour le travail accompli auprès de vous, un travail que je souhaite poursuivre à vos côtés, si vous le décidez dimanche
prochain.
Au premier tour, la logique de nos institutions a pleinement fonctionné et le parti du Président de la République est assuré de disposer d’une écrasante majorité de députés qui imposera à notre
Pays une «thérapie libérale de choc».
Derrière le fracas des annonces médiatiques, les citoyens
commencent à y voir plus clair : de graves menaces pèsent sur les salariés du privé avec la suppression programmée du contrat de travail à durée indéterminée, sur l’assurance
maladie avec l’instauration des franchises médicales, sur la pérennité des services publics avec le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la
retraite.
S’il n’y a personne à l’Assemblée Nationale pour s’opposer à la suppression de la carte scolaire, alors le Gers subira des fermetures de collèges et
d’écoles.
S’il n’y a personne à l’Assemblée Nationale pour s’opposer aux franchises médicales, véritables «taxes sur la santé des plus pauvres», nombreux sont les gersois modestes qui se soigneront
moins bien, ou moins souvent.
S’il n’y a personne à l’Assemblée Nationale pour s’opposer aux cadeaux fiscaux que le Gouvernement veut faire, à ceux qui ont déjà tout, alors la TVA payée par tous les français
augmentera et servira à financer ces cadeaux.
Demain, nous n’aurons pas besoin d’un député UMP supplémentaire soumis au pouvoir en place et bien incapable de défendre les intérêts de notre département.
Demain, nous aurons besoin de députés garantissant la défense de l’intérêt général
pour faire vivre notre modèle républicain de liberté, de laïcité, de citoyenneté et de solidarité.
Demain, nous aurons besoin de députés expérimentés et combatifs pour défendre les gersoises et les gersois.
Pour assurer dans nos villages l’égal accès de tous aux services publics, pour que la fiscalité ne soit pas systématiquement dure avec les revenus du travail et complaisante avec les revenus du
capital, je m’engage, comme je l’ai toujours fait, à veiller avec détermination à ce double principe et à préserver, lorsque cela sera nécessaire, notre République
sociale.
Avec Jean-Pierre PUJOL, mon suppléant, Premier Vice-Président du Conseil Général du Gers et Maire de Nogaro, nous formons une équipe expérimentée et mobilisée pour le
Gers.
Dimanche 17 Juin 2007, j’en appelle à la mobilisation, au sursaut et au rassemblement de toutes les forces de gauche et de progrès. Plus largement, je sollicite la confiance des gersoises et des
gersois attachés au pluralisme démocratique.
Avec vous, pour le Gers.
Philippe MARTIN