Avec Jean-Pierre Pujol nous avons tenu à mener une campagne de proximité, axée sur des rencontres permettant d’aborder les grandes
questions qui engagent l’avenir du Gers. L’agriculture est bien entendu au cœur de ces rencontres.
A Saint-Ost, le 21 mai nous avons partagé les grillades et les échanges avec 70 agriculteurs, céréaliers, planteurs de tabacs, éleveurs.
A Samatan, le 4 juin nous avons rencontré les acteurs du Pôle d’excellence rurale « Palmipôle », venus exprimer les attentes de la filière gras.
A Manciet, le 8 juin, en compagnie de Gisèle Biémouret, nous échangerons avec les retraités agricoles de l’AICRA afin d’être en situation, demain au Parlement, de porter leurs revendications, tant en matière de dépendance que de logement, de soins ou de pouvoir d’achat.
A Termes d’ Armagnac, le 31 mai, j'avais donné rendez-vous à la filière viticole au pied de la Tour pour évoquer la situation de la viticulture gersoise ( j’en profite pour remercier Madame Renaudin, Mairesse de Termes, dont la gentillesse fût appréciée de tous les participants).
Au fil de ses échanges, un constat s’est imposé : pendant 5 ans, entre 2002 et 2007, la viticulture aura été oubliée par les
Gouvernements qui se sont succédés, donnant parfois l’impression
que la tradition viticole française appartenait déjà au passé.
Pendant ces 5 ans, les viticulteurs gersois ont attendus le soutien de l’Etat français pour faire face aux mutations de leur filières et à l'arrivée sur les marchés mondiaux de nouveaux Pays mettant en oeuvre des pratiques oenologiques libérales, et des politiques commerciales agressives.
La question de l’arrachage a bien sûr été abordée. Les participants m'ont fait part de leur volonté de réorganiser la filière, mais de refuser la politique d’arrachage prônée par la Commission Européenne. Si, dans le passé, le Gers a consenti à cette orientation, un nouvel arrachage massif de la vigne gersoise équivaudrait en réalité à une délocalisation d’entreprise : la vigne arrachée dans le Gers sera replantée au Chili, en Afrique du Sud ou en Californie le jour même…
J’ai indiqué aux viticulteurs présents qu’en tant que Député je souhaitais la mise en oeuvre d’ Assises Nationales de la Viticulture pour permettre à l’Etat, aux collectivités locales et la profession de remettre à plat tous les enjeux de la viticulture française : fonctionnement de la filière, efficacité économique, développement des parts de marché à l'exportation, promotion du vin et bien sûr, l’accompagnement des viticulteurs en difficulté.
J’y ajoute aujourd’hui une proposition plus spécifique pour notre territoire : à l’instar de la filière foie gras, pourquoi ne pas monter, avec les professionnels, un dossier visant à obtenir la labellisation par l’Etat d’un « Pôle d’Excellence Rurale Viticole ». Réélu à l’Assemblée Nationale, et si les acteurs de la filière en sont d’accord, je me battrai pour obtenir ce « PER Viticole », et les crédits qui vont avec.
Cette rencontre a permis d’aborder de nombreux sujets d’insatisfaction, mais aussi de saluer une belle réussite dans cette circonscription : celle de la pérennisation et de la modernisation du Lycée viticole de Riscle, traduction concrète de l’étroite collaboration que j’ai pu établir au profit de cette filière avec mon ami Martin Malvy, Président de la Région Midi-Pyrénées.
Une telle rencontre ne pouvait s’achever sans un bon verre de vin gersois, prélude à une réunion publique studieuse réunissant près d’une centaine de personnes à Aignan.
En consacrant toutes ces rencontres à l’avenir de l’agriculture gersoise mon message se veut clair : quelles que soient les mutations du Gers, et certaines lui sont bénéfiques, l’agriculture doit demeurer l’un des piliers de notre développement économique.